RGAA 4.1.2 · Images · Critère 1.5
Pour chaque image utilisée comme CAPTCHA, une solution d’accès alternatif au contenu ou à la fonction du CAPTCHA est-elle présente ?
Un CAPTCHA visuel sans solution de rechange ne ferme pas une page mais un service : plus d'inscription, plus de paiement, plus de démarche administrative pour qui ne voit pas — et pour une partie des personnes dyslexiques, que les caractères déformés arrêtent aussi.
Ce que dit le référentiel
Transcription du RGAA 4.1.2, sans interprétation. C’est ce texte qui fait foi, et celui que vous citez dans un rapport.
- 1.5.1 Chaque image (balises
<img>,<area>,<object>,<embed>,<svg>,<canvas>ou possédant un attribut WAI-ARIArole="img") utilisée comme CAPTCHA vérifie-t-elle une de ces conditions ?- Il existe une autre forme de CAPTCHA non graphique, au moins ;
- Il existe une autre solution d’accès à la fonctionnalité qui est sécurisée par le CAPTCHA.
- 1.5.2 Chaque bouton associé à une image (balise
inputavec l’attributtype="image") utilisée comme CAPTCHA vérifie-t-il une de ces conditions ?- Il existe une autre forme de CAPTCHA non graphique, au moins ;
- Il existe une autre solution d’accès à la fonctionnalité sécurisée par le CAPTCHA.
Comment le vérifier
- Repérer les CAPTCHA. Le 1.5 ne vise qu'eux, pas les image-tests que le 1.4 couvre également.
- Chercher la solution de rechange sous l'une des deux formes admises : un autre CAPTCHA non graphique — version sonore, question logique — ou un autre chemin vers la fonction protégée, téléphone, courriel, guichet.
- Vérifier qu'elle est signalée à côté du CAPTCHA. Une solution enfouie dans une page d'aide ne sera pas trouvée par qui bute sur le formulaire.
- L'emprunter réellement, au clavier, jusqu'à ce que la démarche aboutisse : c'est le seul moyen de savoir si elle existe autrement que sur le papier.
Ce que notre outil fait
Jugement humain
Aucune machine ne tranche ce critère. L’outil vous présente les éléments et enregistre votre constat.
Même écran que le 1.4, une question de plus : « existe-t-il une solution d'accès qui ne demande pas de voir ? ». L'outil ne détecte pas le CAPTCHA, ne cherche pas la solution de rechange et ne l'emprunte pas — parcourir le chemin de secours au clavier reste entièrement votre travail. Répondre « non » à la présence d'un CAPTCHA pose 1.4 et 1.5 non applicables : c'est alors une décision d'auditeur, pas une valeur par défaut. Sur une page sans aucune image, l'assistant ne pose pas la question et propose de déclarer la thématique non applicable — là encore, c'est vous qui tranchez.
Comment nous mesurons ce que l'outil sait faire · ce critère s'audite dans l'extension RGAA Lab.
Les pièges
Les erreurs qu’on rencontre vraiment, relevées au fil des audits.
- Le lien « vous n'arrivez pas à lire ce code ? » qui renvoie vers un formulaire de contact protégé par le même CAPTCHA : la boucle est fermée, et elle est fréquente.
- L'alternative sonore est presque toujours la seule proposée. Le référentiel s'en satisfait ; elle ne sert ni aux personnes sourdes-aveugles, ni dans un lieu bruyant. Conclure conforme et le signaler en commentaire est plus honnête que de trancher dans un sens ou dans l'autre.
- Un bouton « version audio » qui déclenche un lecteur inatteignable au clavier ne compte pas : la solution doit être utilisable, pas seulement présente.
- Le CAPTCHA d'un service tiers reste sous la responsabilité du site qui l'installe. « C'est le composant de Google » n'est pas une dérogation.