Critères RGAA 4.1.2 · Thématique 5
Tableaux
8 critères du RGAA 4.1.2. Chaque fiche porte le texte officiel du critère et de ses tests, ce qu'il protège, et ce qu'un outil sait en trancher seul.
5.1 — Résumé des tableaux complexes
Un tableau à double entrée, à en-têtes sur plusieurs niveaux ou à cellules fusionnées se parcourt cellule par cellule au lecteur d'écran : sans un mot qui en annonce l'organisation, on avance à l'aveugle dans une grille dont on ignore la forme.
5.2 — Pertinence du résumé de tableau
Un résumé qui répète le titre du tableau au lieu d'en décrire l'organisation ne fait gagner à personne les quelques secondes qu'il coûte à écouter.
5.3 — Linéarisation des tableaux de mise en forme
Un tableau employé pour mettre en page se lit, au lecteur d'écran, dans l'ordre du code : cellule après cellule, ligne après ligne. Si le sens tenait à la disposition en colonnes, il se perd.
5.4 — Titre de tableau associé
Un titre posé au-dessus d'un tableau sans lien de code est un paragraphe comme un autre : qui arrive sur le tableau par la navigation entre tableaux ne l'entendra jamais.
5.5 — Pertinence du titre de tableau
Sur une page qui compte huit tableaux, « Tableau 3 » ne dit pas lequel on vient d'atteindre : le titre est souvent la seule chose qu'on entend avant de décider d'y entrer ou de passer.
5.6 — En-têtes de tableau déclarés
Sans en-têtes déclarés, un tableau de données devient une suite de valeurs nues : « 1 240 » sans savoir si c'est un chiffre d'affaires, une année ou un nombre d'habitants.
5.7 — Association des cellules aux en-têtes
Déclarer un en-tête ne suffit pas : encore faut-il dire ce qu'il gouverne, faute de quoi le lecteur d'écran ne peut pas annoncer « Chiffre d'affaires, 2024, 1 240 » en arrivant sur la cellule.
5.8 — Mise en forme sans marquage de données
Un tableau de mise en page qui porte des en-têtes ment au lecteur d'écran : il annonce une grille de données là où il n'y a qu'une disposition, et fait entendre des étiquettes qui ne veulent rien dire.